Ma rencontre avec le Luberon s’est faite lors de mes six ans. Notre médecin de famille avait conseillé le climat sec et chaud de la Provence pour remédier à ma santé fragile. Après avoir sillonné la région, le choix de mon père s’était arrêté sur une vieille ferme en ruine « la Raffine » située sur le plateau de Lacoste. Nous allions alors passer beaucoup de temps à restaurer la maison et par la même occasion partager la vie des gens du pays et celle des artistes et écrivains venus s’établir en Provence. Enfant, en parcourant les landes et les garrigues, le « saltus » si particulier à notre région, je me suis imprégnée de ce paysages et de sa lumière. Nous avions connu une époque de la Provence rustique, frugale et nous l’avions profondément aimée comme cela ainsi durant 30 ans. 17 ans passeront avant que je revienne m’installer à Auribeau. Le goût et la pratique de la peinture me permettront de prolonger mes voyages et de représenter la nature. Je me passionne alors pour le jardin, paysage en miniature et m’investis dans des études paysagères qui réconcilieront mes deux cultures. Mon adhésion à Luberon Nature, je l’envisage de cette manière : Participer à des actions ou des projets qui contribueront à dynamiser notre environnement. Un environnement où les paysages ne doivent plus être perçus comme des décors ou des marchandises consommables. Le paysage est avant tout constitué de relations, d’interactions. Il demande une approche globale, transdisciplinaire (écologique, économique, culturelle, sociale, politique) afin de tisser des liens et rassembler les différents protagonistes de ce territoire. Ainsi, mon souhait est d’être à l’écoute des uns et des autres, réussir à établir un dialogue pour agir ensemble.

michele stein, Vice-presidente