• Colloque : le pastoralisme un modèle à préserver pour le bien du Luberon et de la planète
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  • Château de l’environnement de Buoux, le Parc naturel régional du Luberon a-t-il perdu sa vocation ?

    Communiqué de Presse diffusé le 24 janvier 2023

    Le Parc naturel régional du Luberon s’apprête à mettre en œuvre un projet des plus surprenants concernant le Château de l’Environnement de Buoux, dont il est propriétaire, et ce dans la plus grande discrétion et sans la moindre concertation au niveau local. Ce projet a de quoi susciter les plus vives inquiétudes. Selon les quelques informations qui ont pu filtrer, le projet prévoit de transformer le château  de l’environnement  de Buoux, classé Monument historique et immergé dans une nature encore préservée, en un « lieu touristique incontournable » : hôtel 3 étoiles, jardin à la française, boutique, musée, restaurant, parcours, accrobranche et escape game. Baptisé « centre d’interprétation des patrimoines naturels et culturels », il aura pour objectif d’attirer 45 000 visiteurs par an et de générer un chiffre d’affaires de 1,6 M€. Cela couterait 9M d’euros pour une ouverture prévue en 2024 ou 2025.

    Des citoyens réunis en collectif s’opposent à ce projet et craignent que le Parc soit en train de se détourner en catimini de son rôle.

    Pour accueillir 45 000 visiteurs supplémentaires par an sur le site, il est prévu d’élargir la voirie, d’établir des parkings sur des espaces de prairies naturelles. On imagine les conséquences pour la biodiversité. Des jardins à la française – exemple désastreux de domestication de la nature – seront aménagés, de surcroît financés par les mesures compensatoires de la rocade de contournement d’Avignon (en total détournement de l’esprit de ces mesures). Pour l’hébergement haut de gamme, la restauration et les jardins, de grandes quantités d’eau seront nécessaires, alors que le territoire est déjà soumis à de fortes contraintes hydriques. Enfin l’un des derniers chevriers, qui depuis plus de 40 ans utilise les pâturages du château, a dû lutter pour la survie de son activité contre le Parc naturel régional du Luberon qui souhaitait lui retirer toutes ses terres en fermage. Le collectif s’inquiète vivement de voir le Parc se détourner de sa mission de préservation de la biodiversité et de développement durable du territoire.

    Ce Château a accompli, depuis 1986, un rôle majeur de transmission des patrimoines naturels et culturels du territoire aux populations locales. C’est une des missions fondamentales du Parc comme le souligne sa charte. Il a accueilli, pendant 25 ans, une soixantaine de classes et 1 500 élèves par an. Il est donc un outil inestimable d’éducation à l’environnement. Même si les rares informations qui ont filtré indiquent que cet accueil sera maintenu, le collectif s’interroge sur les conditions dans lesquelles la cohabitation avec un acteur privé du tourisme sera possible. Le collectif s’inquiète vivement de voir, là aussi, le Parc se détourner de ses engagements éducatifs, sociaux et environnementaux. 

    Alors, est-ce bien là le rôle d’un Parc naturel régional ? Le Parc naturel régional du Luberon ne prend il pas discrètement une voie bien éloignée de ses missions initiales ? Pour toutes ces raisons, le collectif organise le 11 février à 10 h – en extérieur- au Château de l’environnement de Buoux une réunion publique pour informer tous les habitants et usagers de ce lieu. Nous invitons à cette occasion la présidente du Parc et du département Dominique Santoni et les acteurs de ce projet à venir répondre aux questions des habitants et des usagers….                                    

    Contact : Collectif Buoux – collectifbuoux@gmail.com

    La pétition pour la sauvegarde du Château de l’environnement de Buoux : https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/sauvegardons-chateau-environnement-buoux/200491

  • ZAC des Hauts Banquets (Cavaillon et Cheval Blanc) : Appel à dons

    Chaque jour disparaît dans le Vaucluse l’équivalent d’un terrain de foot en terre agricole. Le 84 est en phase de devenir le département le plus urbanisé de France ! Depuis plus de trois ans, un collectif de plus de 25 organisations et associations dont Luberon Nature tente de lutter contre l’artificialisation de ces terres agricoles. Rien que la ZAC des Hauts Banquets (Cavaillon et Cheval Blanc) vient de condamner à l’urbanisation plus de 120 hectares de ces terres.

    Plusieurs procédures portées par le collectif Sauvons nos Terres 84 ont été et sont engagées pour s’opposer à ce projet. La dernière en date concerne le recours contentieux déposé auprès du Tribunal Administratif de Nîmes contre le Permis de Construire délivré par le Maire de Cavaillon relatif un entrepôt de 41.000 m2 pour le compte de la Société FP CAVA DÉVELOPPEMENT agissant selon toute vraisemblance pour le compte de l’entreprise RAJA.

    Portée par l’association AVEC de Cavaillon, membre de sauvons nos terres 84, une campagne de don est lancée pour participer aux frais du recours.

    APPEL A DONS : Voici le lien pour y participer : https://www.helloasso.com/associations/avec-ecologie-citoyenne-en-pays-cavaillonnais/formulaires/1

  • Brèves Nouvelles – N°138 – Décembre 2022

  • Week-end « Pollution lumineuse » et astronomie à Saint-Michel-l’Observatoire (Centre d’Astronomie) – 24 & 25/09/2022

    Après une longue période d’ensoleillement, c’est malheureusement sous la pluie et la grisaille qu’a débuté le week-end sur le thème de l’astronomie et de la pollution lumineuse organisé par Luberon Nature les 24 et 25 septembre 2022 au Centre d’Astronomie de Saint-Michel-l’Observatoire… Une pluie qui n’a cependant pas découragé un peu moins d’une petite dizaine d’élus et une vingtaine d’adhérents de l’association à venir assister aux conférences sur la pollution lumineuse, et participer aux activités autour de l’astronomie proposées.

    Les réjouissances ont débuté samedi après-midi avec un cycle de 5 conférences (les supports sont disponibles au téléchargement en bas de page) au sein du tout nouveau Planétarium de Haute-Provence. Après un accueil par Claude BOULIOU (Présidente du Centre d’Astronomie) et Robert BOZZA (Président de Luberon Nature), c’est Samuel BUSSON, responsable d’études Biodiversité et Foncier au CEREMA (Centre d’études et d’Expertise sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité et l’Aménagement) qui a introduit le sujet et les problématiques avec une première présentation sur l’impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité. À distance depuis les Pyrénées, Sébastien VAUCLAIR (DarkSkyLab) a enchaîné en exposant l’état actuel de l’art dans l’étude et l’expertise technique dans les domaines de la cartographie et de la mesure de la pollution lumineuse. Un exposé technique suivi (toujours à distance, mais depuis la région de Nice) par Florent BAILLEUL, correspondant pour les Alpes-Maritimes de l’ANPCEN (Association Nationale de Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturne) sur les dispositions à prendre par les communes souhaitant participer au concours « Villes & Villages Étoilés ».

    Après une courte pause pendant laquelle les débats et questions ont commencé à émerger, le cycle de conférences a repris avec Sterenn POUPARD, chargée de mission pour la Réserver Internationale de Ciel Étoilé (RICE) Alpes Azur Mercantour, qui a exposé l’historique de construction et les impacts actuels de cette RICE voisine des territoires du Luberon. Enfin, après avoir ouvert l’après-midi, c’est de nouveau Samuel BUSSON qui a repris le micro pour une dernière présentation sur les réglementations actuelles en matière de pollution lumineuse, notamment celles régies par l’arrêté du 27 décembre 2018, qui impose de nouvelles règles pour les territoires situés dans un rayon de moins de 10 km de 11 sites astronomiques exceptionnels, dont font partie le Centre d’Astronomie et l’Observatoire de Haute-Provence voisin. Présentations à la suite desquelles des questions ont émergé, ainsi que des débats entre les participants et les conférenciers entre eux. De l’avis de tous, le niveau et la qualité des interventions étaient de mise, et le niveau de débat montre à quel point cette problématique mérite d’être prise en compte et étudiée de nos jours, afin de trouver les meilleurs compromis entre éclairage nocturne et préservation de la biodiversité, bien au-delà des idées reçues, et en tenant compte des études les plus récentes.

    L’apéritif dinatoire a ensuite permis aux participants d’échanger de vive-voix sur le sujet, tout en rassasiant les corps ! Car la soirée n’était pas terminée… Si l’observation du ciel à l’œil nu et aux instruments fut compromise par la météo, un nouveau voyage allait débuter. Et alors que la pluie continuait de tomber, c’est confortablement assis dans les sièges du Planétarium de Haute-Provence qu’un voyage qu’a débuté un voyage dans le Système solaire, guidé par la saga des sondes Voyager. Vues imprenables sur les planètes géantes gazeuses, survol des surfaces de leurs satellites, mieux valait rester accroché aux sièges ! David CALMELS, médiateur au Centre d’Astronomie, a ensuite guidé les astronomes en herbe dans le ciel du soir : constellations, planètes, mythologie, nébuleuses, galaxies et amas d’étoiles ont alors surgit du ciel étoilé projeté par un système de projection hybride (opto-mécanique et numérique) unique en France. Un voyage inoubliable qui a laissé des traces dans les esprits de ceux qui rentraient chez eux, ou profitaient au contraire de l’hébergement proposé au Centre d’Astronomie.

    Le lendemain matin, après un petit déjeuner et sous un ciel mitigé, une tentative d’observation du Soleil dans la coupole du télescope de 400 mm a été tentée avec une lunette Lunt dédiée à l’observation des protubérances solaires de la chromosphère en Ha. Malheureusement, le voile nuageux n’a pas permis d’en profiter, et les participants se sont donc replié dans un bâtiment-télescope solaire : le Sidérostat. Grâce à une combinaison de miroirs (dont un miroir plan extérieur) et de lentilles, ce bâtiment/salle de conférence permet de projeter la photosphère (la zone la plus lumineuse du Soleil) sur un écran. David CALMELS a donc débuté une présentation du Soleil et de son fonctionnement, pendant que notre étoile jouait à cache-cache avec les nuages, mais arrivait toutefois à s’en extirper pour laisser admirer les nombreuses taches solaires qui le constellaient en cette matinée du 25 septembre.

    Une douzaine de personnes sont ensuite restées se rassasier lors d’un déjeuner agrémenté de discussions sur la vie extraterrestre et l’exobiologie, et une demi-douzaine a pris son courage à deux mains pour une courte promenade dans les bois de Saint-Michel l’Observatoire, avec un objectif : la coupole du T193 de l’Observatoire de Haute-Provence (OHP) qui a découvert la première exoplanète en 1995 (une découverte récompensée par deux prix Nobel décernés à Michel MAYOR et Didier QUELOZ en 2019) et le parcours pédagogique sur la biodiversité des forêts provençales et les recherches en écologie menées à OHP.

    Les présentations et documents de l’évènement sont disponible ci-dessous :

    Présentations

    1. Pollution lumineuse, enjeux généraux et impacts sur la biodiversité, par Samuel BUSSON : Présentation (fichier PDF)
    2. Concours « Villes & Villages Étoilés », par Florent BAILLEUL :
    3. La Réserve Internationale de Ciel Etoilé Alpes Azur Mercantour : enjeux et perspectives , par Sterenn POUPARD : Présentation (fichier PDF)
    4. Cartographie et mesure de la pollution lumineuse, par Sébastien Vauclair : Présentation (fichier PDF)
    5. Arrêté ministériel du 27/12/2018 relatif à la prévention, à la réduction et à la limitation des nuisances lumineuses, par Samuel BUSSON : Présentation (fichier PDF)

    Documents

    1. Fiches AUBE Aménagement, urbanisme, biodiversité, éclairage (fichier PDF) : La série de fiches « AUBE » incite à concevoir l’éclairage différemment, par l’intégration conjointe des enjeux de biodiversité, d’usage et d’économie d’énergie. Elle décrypte aussi l’arrêté ministériel du 27 décembre 2018 portant sur les nuisances lumineuses afin de vous aider dans sa mise en œuvre. Elle s’adressent aux élus et techniciens des collectivités territoriales, gestionnaires, aménageurs et bureaux d’études des domaines de l’éclairage et de l’écologie, et aux gestionnaires d’espaces naturels.
    2. ANPCEN Demande de labellisations villes et villages étoilés (fichier PDF)
    3. ANPCEN: Charte pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (fichier PDF)
  • Luberon Nature Info – Août 2022

    Cliquez ici pour visualiser la lettre d’information en ligne.

    Luberon Nature Info – Août 2022
    La lettre d'information de Luberon Nature Télécharger
    Lézard vert - CCBY Flickr Fra289
    Photo : Lézard vert – CCBY Flickr Fra289
  • Evènements à Saint-Michel l’Observatoire 24-25 Septembre

    Rejoignez-nous pour un WE de conférences sur la pollution lumineuse et d’observation des étoiles et du soleil à Saint Michel l’Observatoire les 24/25 septembre à partir de 14h00. L’inscription est obligatoire car le nombre de places sera limitée. Vous pouvez vous inscrire sur la page de l’évènement ici.

  • Présentation de la conférence sur la pollution lumineuse

    La présentation de la conférence du vendredi 17 juin sur la pollution lumineuse est à présent disponible en téléchargement et en visualisation sur cette page ci-dessous.

    Le conférencier, Karl Antier, est administrateur de notre association géophysicien de formation qui travaille et collabore sur des projets d’astronomie.

  • Pleins feux sur la pollution lumineuse

    Luberon Nature porte son attention sur la pollution lumineuse et ses effets. En complément du dossier « Quand la Terre éclaire le ciel » publié en décembre dernier dans le Brève Nouvelles N°137 qui en faisait son thème principal, nous organisons deux évènements sur cette thématique :

    Pleins feux sur la pollution lumineuse

    Suivez sur notre site web les informations liées à ces évènements. Pas d’inscription nécessaire pour la conférence à Oppède, où nous vous attendons nombreux pour écouter notre conférencier, Karl Antier, Administrateur de notre association géophysicien de formation qui travaille et collabore sur des projets d’astronomie. Karl est un animateur régulier d’ateliers à Saint-Michel l’Observatoire. Il milite également pour que nos villes et villages adoptent une attitude plus raisonnable et œuvre également au sein de Villes & Villages étoilés – un label national organisé par l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes. Un nouveau projet pour Luberon Nature ?

  • Luberon Nature Info – Mars 2022

    Cliquez ici pour visualiser la lettre d’information en ligne.

    Luberon Nature Info – Mars 2022
    La lettre d'information de Luberon Nature Télécharger